Avec Pauline Ferrand-Prévot au départ, le Tour de l’Ardèche s’annonce prestigieux

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Avec Pauline Ferrand-Prévot au départ, le Tour de l’Ardèche s’annonce prestigieux

Après l’annonce de la venue de la récente vainqueure du Tour de France femmes Pauline Ferrand-Prévot, le président du TCFIA Louis Jeannin éprouve sa satisfaction d’accueillir la coureuse française au mois de septembre prochain, avant un possible changement de format l’année prochaine. 

Romain Ales - 13 août 2025 à 06:05  

 

Louis Jeannin, le directeur du TCFIA, se réjouit de la venue de Pauline Ferrand-Prévot en Ardèche.   Photo archives Le DL /Jean-François Lacroix

Louis Jeannin, le directeur du TCFIA, se réjouit de la venue de Pauline Ferrand-Prévot en Ardèche.
  Photo archives Le DL /Jean-François Lacroix

 

Le TCFIA n’a jamais été aussi proche de voir une Française renouer avec le succès. Depuis 2004, et la victoire d’Élisabeth Chevanne-Brunel, plus aucune Tricolore n’est parvenue à monter sur la première marche du podium. Cette année, le Tour de l’Ardèche accueille une championne de renom, Pauline Ferrand-Prévot. 

 

La récente vainqueure du Tour de France femmes viendra donc fouler le bitume ardéchois début septembre pour ainsi se préparer pour les championnats d’Europe, en Drôme-Ardèche (du 1er au 5 octobre). « Je suis très satisfait, même si je n’ai pas l’habitude de sauter au plafond, se réjouit Louis Jeannin, président de l’épreuve qui a connu la nouvelle par surprise d’un SMS. Nous avions un petit espoir comme la Visma s’était positionnée dans les premières équipes dès le mois de décembre ». 

 

Un rêve finalement réalisé, dans une édition qui se pourrait être la dernière dans un format à six étapes. Parmi ces étapes, un contre-la-montre de 20,1km autour de Vals-les-Bains, sur le même tracé que lors de la Grande Boucle 1966 ayant vu Raymond Poulidor s’imposer en 28’26. Un temps qui pourrait être battu, et pourquoi pas par celle qui souhaite s’orienter vers la discipline pour le Tour 2026. 

 

La favorite naturelle 

Avec un casting de plus en plus flamboyant, sûrement un des plus prestigieux, avec notamment la présence de la championne du monde Lotte Kopecky, l’une des plus importantes courses en France après la Grande Boucle chez les femmes propose cette année un parcours promis aux grimpeuses, avec en feu d’artifice une dernière étape entre Beauchastel et Privas dantesque. 

Parcours parfait pour Ferrand-Prévot, qui fera figure de favorite. La venue de la Marnaise pourrait ainsi rameuter d’autres grands noms du cyclisme féminin, les compositions des équipes étant dévoilées la veille de la compétition. « On est idéalement placé dans le calendrier, à 15 jours des championnats du monde, 3 semaines des championnats d’Europe, quoi de mieux d’une course à étapes. C’est une excellente préparation. Les parcours de cette année qui ont été concoctés ne sont pas piqués des vers, elles vont caresser les pédales aux championnats du monde », en sourit le président, fier d’accueillir les meilleures coureuses planétaires sur les dernières années, dont deux lauréates du Tour de France femmes, Katarzyna Niewiadoma (Tour en 2024, TCFIA en 2018) et Pauline Ferrand-Prévot (Tour 2025). 

 

Le contre-la-montre, nouveau défi de Pauline-Ferrand Prévot pour remporter le Tour de France femmes 2026 

Vainqueure du Tour de France femmes, début août, pour sa première participation, Pauline Ferrand-Prévot compte bien réaliser pareil exploit l’an prochain. Et pour cela, la Rémoise sait qu’elle devra apprivoiser l’épreuve du contre-la-montre, absente sur l’édition 2025 de la Grande Boucle femmes. 

 

Quelques jours après son sacre sur l’édition 2025 du Tour de France femmes, pour sa première participation à l’épreuve, Pauline Ferrand-Prévot était de retour sous les projecteurs, lundi. 

 

A l’occasion d’une conférence de presse durant laquelle elle a annoncé tirer une croix sur les Mondiaux au Rwanda (du 21 au 28 septembre), pour concentrer sa fin de saison sur les championnats d’Europe, programmés du 1er au 5 octobre en Drôme-Ardèche, la Rémoise de 33 ans s’est également tournée vers ce qui devrait être son objectif principal en 2026, remporter à nouveau la Grande Boucle. 

 

« Bien de pouvoir me juger sur un contre-la-montre » 

Pour ce faire, la coureuse de l’équipe Visma-Lease a bike sait qu’elle devra ajouter une corde à son arc, l’épreuve du contre-la-montre, absente lors de la dernière édition.  

« Ce sera plus dur (de remporter à nouveau le Tour en 2026) parce que tout le monde va vouloir élever le niveau d’un cran. Mais c’est ce que je préfère : que la bataille soit dure et que tout le monde soit à 500 %. Donc ça va être intéressant, surtout si on a un chrono. On ne connaît pas encore le parcours (il sera dévoilé le 23 octobre), mais ce serait bien de pouvoir me juger sur un contre-la-montre », a déclaré celle qui s’était dite,  « pas mécontente », fin juillet, « qu’il n’y en ait pas un pour sa première participation. » 

 

« C’est sûr qu’elle parviendra à être dans les toutes meilleures » 

A ses côtés, le manager de l’équipe Rutger Tijssen n’a pas semblé inquiet à ce sujet. « C’est comme lorsqu’elle n’avait encore jamais fait d’ascension de plus d’une heure comme sur la Madeleine (où elle a remporté l’étape et pris le maillot jaune à la veille de l’arrivée du Tour). Tant qu’on lui laisse le temps de se préparer et qu’on a un plan structuré, je crois qu’elle peut y arriver. Je ne dis pas qu’elle gagnerait un chrono individuel ou par équipes mais c’est sûr qu’elle parviendra à être dans les toutes meilleures. » 

En attendant, « PFP » participera au TCFIA (Tour cycliste féminin de l’Ardèche) du 9 au 14 septembre prochains histoire de peaufiner sa préparation pour les championnats d’Europe en Drôme-Ardèche au mois d’octobre.  

 

 Le Tour cycliste féminin de l’Ardèche va remonter le temps le 12 septembre 

Le 5 juillet 1966, Vals-les-Bains était en liesse en accueillant pour la première fois le Tour de France cycliste. Quasiment 60 ans plus tard, les coureuses de la 24e édition du Tour cycliste féminin international de l’Ardèche (TCFIA) vont, le vendredi 12 septembre, lors d’un contre-la-montre, poser leurs roues sur le même tracé qui avait vu la victoire de Raymond Poulidor. 

 

Pour Louis Jeannin, le directeur du TCFIA : « C’est un clin d’œil à Poupou mais aussi à Maître Jacques qui deux ans plus tôt avaient écrit une autre légende lors de leur mano a mano sur les pentes du Puy-de-Dôme. »

Pour Louis Jeannin, le directeur du TCFIA : « C’est un clin d’œil à Poupou mais aussi à Maître Jacques
qui deux ans plus tôt avaient écrit une autre légende lors de leur mano a mano sur les pentes du Puy-de-Dôme. »

 

Le 5 juillet 1966, c’était exactement la 14e étape, divisée en deux, avec en fin de matinée l’arrivée sur la rue Auguste-Clément d’un premier tronçon de 144 km en provenance de Montpellier puis, l’après-midi, un contre-la-montre de 20 km. C’était l’époque des Anquetil, Poulidor, Pingeon, Altig et Aimar, pour ne citer que les plus célèbres. Un temps que les moins de 20 ans n’ont pas pu connaître. 

 

Un clin d’œil à Poulidor et Anquetil 

Pour Louis Jeannin, le directeur du TCFIA, cette idée lui trottait dans la tête depuis longtemps : « J’avais tout juste 20 ans, à l’époque, et je me souviens très bien de ce chrono qui est resté dans les annales du Tour de France, dit-il. C’est un clin d’œil à Poupou mais aussi à Maître Jacques qui, deux ans plus tôt, avaient écrit une autre légende lors de leur mano a mano sur les pentes du Puy-de-Dôme. Pour moi, ce contre-la-montre de Vals-les-Bains était tout indiqué pour cette édition 2025 du Tour de l’Ardèche et la municipalité de Vals-les-Bains a adhéré avec enthousiasme à ce projet. » 

Long de 20,100 km, le premier départ sera donné dès 13 heures pour la première concurrente depuis l’avenue du Docteur Lagarde, sur la RD257, pour escalader le col de Vals (402 m d’altitude) et continuer ensuite sur Serette avant de franchir la rivière le Sandron puis de basculer sur le Joinen, St-Salvador, St-Julien-du-Serre, Ucel et longer la rive gauche de la rivière Ardèche pour rejoindre l’avenue Paul Ribeyre où l’arrivée sera jugée peu avant le pont Saint-Jean qui enjambe la Volane. Un parcours accidenté avec une seule difficulté constituée par l’ascension du col de Vals sur 2,500 km. À titre indicatif, Poulidor avait couvert la distance en 28 minutes et 26 secondes, devançant Jacques Anquetil de 7 secondes seulement ! Voilà qui promet ! 

Vendredi 12 septembre, la circulation sera fermée sur tout le parcours de 12 heures à 17 heures

 

 

Pauline Ferrand-Prévot lors de la Coupe du Monde de XCC à Pétropolis
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Photo par Materops, sous licence CC BY-SA 4.0.